We Were So Turned On

Hochreiter, Susanne. “‘We Were So Turned On’: Reflections on Queer(ing) Past and Memory.” Sexual Culture in Germany in the 1970s: A Golden Age for Queers?, edited by Janin Afken and Benedikt Wolf, Macmillan Palgrave, 2019, p. 48:

The ghosts that we hear represent what Jacques Derrida referred to as ‘hauntology’ in his Specters of Marx: The term refers to the situation of temporal, historical and ontological disjunction in which the apparent presence of being is replaced by an absent or deferred non-origin, represented by ‘the the figure of the ghost as that which is neither present, nor absent, neither dead nor alive’, as Andrew Gallix puts it (Gallix, 2011). . . . Many or even ‘all forms of representation are ghostly’ as Andrew Gallix puts it in his article: ‘Works of art are haunted, not only by the ideal forms of which they are imperfect instantiations, but also by what escpes representation’ (Gallix, 2011).

[PS I’m afraid the first quote is actually me quoting Colin Davis.]

Life on Marx

Ashford, James. “What is Hauntology?” The Week, 31 October 2019:

[…] And away from politics, “at its most basic level, it ties in with the popularity of faux-vintage photography, abandoned spaces and TV series like Life on Mars”, said writer and academic Andrew Gallix in The Guardian in 2011.

“When you come to think of it, all forms of representation are ghostly,” he added. “Works of art are haunted, not only by the ideal forms of which they are imperfect instantiations, but also by what escapes representation.”

Hauntology Under the Volcano

La Mont III, Alfredo. “Sin maquillaje” Excelsior, 25 December 2017.

. . . Sí, y el filósofo Jacques Derrida acuñó el término hauntología en 1993 para describir la nostalgia de un futuro imposible: un posible futuro que desde entonces ha sido superado por los acontecimientos de la realidad. Una especie de ensueño “qué pasa si…”, es también un juego de palabras sobre el término filosófico ontológico o el estudio de la naturaleza del ser.

“La hauntología es probablemente la primera tendencia importante en teoría crítica que floreció en línea”, escribe Andrew Gallix, en The Guardian. “Hoy, la hauntología inspira muchos campos de investigación, desde las artes visuales a la filosofía a través de la música electrónica, la política, la ficción y la crítica literaria. En su nivel más básico, se relaciona con la popularidad de la fotografía de faux vintage, espacios abandonados y series de televisión como Life on Mars”.

Haunting Hauntology

Frances King, Georgia and Paul Smalera. “Nostalgia is the Ultimate Privilege.” Quartzy, 17 December 2017 2017:

Philosopher Jacques Derrida coined the term Hauntology in 1993 to describe nostalgia for an impossible future — a possible future that has since been overtaken by the events of reality. A sort of “what if” reverie, it is also a wordplay on the philosophical term ontology, or the study of the nature of being.

Hauntology is probably the first major trend in critical theory to have flourished online,” Andrew Gallix writes in the Guardian. “Today, hauntology inspires many fields of investigation, from the visual arts to philosophy through electronic music, politics, fiction and literary criticism. At its most basic level, it ties in with the popularity of faux-vintage photography, abandoned spaces and TV series like Life on Mars.”

La faim du livre

Along with Gérard Berréby, Augustin Trapenard, and Hervé Laurent, I was interviewed by Linn Levy for a piece entitled “La faim du livre” which appeared in the December 2013 issue of Swiss magazine Edelweiss. The article features on pp. 44-47; my interview is on p. 46.

La faim du livre

Edelweiss part en quête de la littérature contemporaine, des mots qui dérangent et se demande si être écrivain veut encore dire quelque chose par les temps qui courent. Quatre intellectuels se penchent sur ces questions et nous éclairent.

«Nous sommes les visages de notre temps», clamaient les futuristes russes, le poète Maïakosvki en tête, il y a exactement un siècle, pétris de la conviction que l’art qu’ils inventaient allait renverser l’ordre des choses, qu’en récrivant le monde ils façonneraient le futur. Et aujourd’hui? A qui appartiennent les visages de l’époque contemporaine? Peut-on encore écrire? Et quels sont, parmi le demi-millier d’ouvrages publiés cette rentrée en Suisse et en France, ceux qui tordent la littérature, l’éprouvent, l’inventent? Oui, dans quels livres trouve-t-on les questions que nous ne nous sommes pas encore posées? Difficile pour le lecteur de se retrouver dans le magma de fictions qui ornent les étals des librairies comme les marchandises envahissent les hypermarchés. Le divertissement, devenu la norme au risque d’endormir insidieusement les esprits, laisse peu de place au doute, la tension semble diluée, presque rien ne dérange, pas grand-chose ne dépasse. Alors, pour celui qui a faim d’autre chose que de spectacle et qui ne déteste pas être dérangé – «Etre scandalisé, un plaisir», assurait Pasolini –, il s’agit de résister en cherchant les lignes qui dévient, la littérature, la vraie, ce souffle qui a «la faculté d’empêcher la folie du monde de s’emparer totalement de nous», comme l’écrit Alberto Manguel. Quatre experts nous éclairent sur les mots d’aujourd’hui, l’influence du web, la mort imminente du droit d’auteur, celle de la figure de l’écrivain, sur le remix aussi, et l’irrévérence anglo-saxonne ou helvétique… L’éditeur Gérard Berréby, l’écrivain et professeur Andrew Gallix, le journaliste Augustin Trapenard et le critique d’art Hervé Laurent ont accepté de surcroît de dévoiler leurs titres préférés de la rentrée.

Andrew Gallix
Ecrivain, éditeur, professeur à la Sorbonne

L’écriture a cinquante ans de retard sur la peinture – triste constat de l’artiste Brion Gysin dans les années 60… «Et, pour le philosophe et romancier anglais Lars Iyer, la situation n’a fait qu’empirer. Le roman, censé échapper au monde des genres, est lui-même devenu un genre. Pour lui, la littérature est morte (comme la musique classique avant elle) et les livres que l’on peut encore écrire doivent exprimer la distance qui nous sépare de la grande littérature du passé. Cette «postlittérature» s’inscrit d’ailleurs dans un contexte politique et culturel plus général: pour Mark Fisher ou Simon Reynolds, par exemple, la modernité est derrière nous. Cette nouvelle crise du roman, symbolisée par Reality Hunger, le manifeste de David Shields, se traduit souvent par un rejet de la fiction.» Les idées se bousculent dans l’esprit brillant d’Andrew Gallix. L’écrivain britannique, professeur à la Sorbonne, collaborateur du quotidien The Guardian, punk depuis l’âge de 12 ans, a lancé en 2000 le premier blog littéraire en anglais, «3:AM Magazine»1, dont le mot d’ordre est le très groucho-marxesque: «De quoi qu’il s’agisse, nous sommes contre». Un webzine si avant-gardiste qu’il a donné naissance à un véritable mouvement littéraire, The Offbeat Generation, regroupant des plumes anglophones non conformistes (Tony O’Neill, Ben Myers, Tom McCarthy notamment), rejetant la culture dominante et le monde traditionnel de l’édition. «La littérature est quelque chose qui résiste, analyse-t-il. Même s’il n’existe plus vraiment d’avant-garde – le web l’a diluée en quelque sorte –, je remarque que l’écriture conceptuelle, expérimentale prend de plus en plus d’importance. Il y a toute une génération d’auteurs qui reste très influencée par la théorie poststructuraliste de Derrida, je pense notamment à Rachel Kushner. Il y a un autre courant d’écrivains, américains pour la plupart, qui s’inscrit dans la directe lignée de l’éditeur Gordon Lish – celui qui a en quelque sorte fait Raymond Carver. Pour eux, tout se passe au niveau de la phrase. Et, pour finir, je trouve passionnante et à suivre la scène littéraire qui s’est formée autour de la revue new-yorkaise n+1 (nplusonemag.com).»
1 http://www.andrewgallix.com / http://www.3ammagazine.com

Il lit:
Au départ d’Atocha, Ben Lerner (à paraître)
C, Tom McCarthy, L’Olivier
Nue, Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit

Total Diary

Jacques Derrida, interview by Peggy Kamuf

If there’s one dream that never left me, whatever I’ve written, it’s the dream of writing something that has the form of a diary. Deep down, my desire to write is the desire for an exhaustive chronicle. What’s going through my head? How can I write fast enough to preserve everything that’s going through my head? I’ve sometimes started keeping notebooks, diaries again, but each time I abandoned them […]. But it’s the biggest regret of my life, since the thing I’d like to have written is just that: a ‘total’ diary. [via]

Quotes

“Deconstruction holds that nothing is ever entirely itself. There is a certain otherness lurking within every assured identity. It seizes on the out-of-place element in a system, and uses it to show how the system is never quite as stable as it imagines. There is something within any structure that is part of it but also escapes its logic.”
Terry Eagleton, Rev. of Derrida: A Biography, by Benoît Peeters. The Guardian 14 November 2012